Les véhicules au gaz naturel/biogaz sont-ils plus dangereux que les véhicules traditionnels ?

8 février 2019

Comme le gaz naturel/biogaz est incolore et surtout inodore, on y ajoute un agent qui lui donne une odeur (Mercaptan). Si une fuite de 1% de gaz se produit dans le véhicule, elle pourra immédiatement être détectée grâce à l’odeur. C’est seulement si la fuite prend de l’ampleur (autour des 14-15%) que cela peut devenir dangereux, mais les occupants du véhicule auront déjà été avertis bien à temps. De plus les réservoirs étant fixés à l’extérieur de l’habitacle, ce scénario est très peu probable. Les réservoirs de la voiture, généralement en acier ou en matières composites, sont soumis à une homologation particulière et contiennent des dispositifs contre le feu et la surpression, ce qui assure leur sûreté. Si le véhicule devait prendre feu ou que la pression dépassait les valeurs tolérées par le réservoir, une soupape libérerait le gaz vers le bas à l’extérieur. Les pompiers laissent généralement brûler la flamme jusqu’à épuisement du réservoir. L’essence, quant à elle, peut prendre feu à une température bien inférieure à celle du gaz naturel, autour de 250 °C pour l’essence alors que la température d’auto-inflammation du méthane est de 540°C.